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En grève illimitée depuis le 16 octobre, les sages-femmes ont manifesté à Paris le jeudi 7 en réclamant une revalorisation des statuts.

N’étant même pas mentionnées par la loi de santé publique de 2014, les sages-femmes ont organisé un sit-in le 16 octobre devant le ministère de la santé. Ce mouvement de grève touche environ 90% des maternités aujourd’hui.

S’entendre dire chaque jour « Ah l’infirmière est là, le docteur ne devrait pas tarder », c’est épuisant, s’exaspère une sage-femme. C’est un métier méconnu du grand public, les femmes ne savent pas qu’elles peuvent s’adresser directement à une sage-femme pour le suivi de leur grossesse plutôt qu’à un gynécologue.
En revanche, une étude menée par l’ONG Cochrane confirme que « les femmes qui bénéficient de soins dispensés par une sage-femme tout au long de leur grossesse jusqu’à l’accouchement sont moins susceptibles d’accoucher prématurément et ont nécessité moins d’interventions lors du travail et l’accouchement ».

A l’hôpital les sages-femmes ont un statut paramédical, alors que selon le code de la santé publique, elles exercent une profession médicale. En outre, elles effectuent cinq ans d’études mais l’hôpital ne reconnait que trois en termes de rémunération.
Une sage-femme perçoit un salaire inférieur à un infirmier anesthésiste et, à statut égal, trois fois moins qu’un médecin et quatre fois moins qu’un dentiste.

Ce manque de reconnaissance peut se manifester comme un problème de genre. Malgré sa blouse rose facilement identifiable, les patients d’Adrien, qui fait partie des 2 % d’hommes à exercer cette profession, l’appellent toutes « docteur ».

En mal de reconnaissance, les sages-femmes sont déterminées à se faire entendre par la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Elles se sont rassemblées ce jeudi pour revendiquer l’acquisition du statut de praticien hospitalier.
Cette manifestation est portée par l’ONSSF, la CFTC et d’autres organisations mais pas par la CGT, l’UNSSF et la CFDT qui préfère demander une simple revalorisation salariale.
Le Mercredi 13 novembre, les syndicats ont rendez-vous au ministère de la Santé pour discuter les salaires des sages-femmes.

Sources : L’express, Le Monde
Crédit photo: France 3

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Un commentaire sur « « Métier formidable, conditions fort minables » »

  1. Toujours d’actualité hélas! Métier peu reconnu (financièrement et statut) par les pouvoirs publics depuis toujours alors qu’essentiel pour le public concerné. On verra ce que nous réservent les négociations futures (évolution ou pas du statut, reconnaissance du métier,…) A suivre!

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