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Avec une économie connaissant un important essor, le Caire abrite de nombreuses entreprises de grande envergure. Afin de décrocher un emploi, il est nécessaire de s’informer sur les conditions générales de travail local, de contacter les entreprises qui recrutent et de prospecter auprès des entreprises implantées dans la capitale égyptienne.

Étant la plus grande métropole d’Afrique et du Moyen-Orient, le Caire constitue un pôle économique international. Les entreprises de la ville se sont reconverties dans des domaines économiques assez porteurs tels que l’aéronautique et la chimie et ne cessent de recruter au niveau national et international. Malgré les contraintes relatives à la législation égyptienne sur l’emploi de travailleurs étrangers, les entreprises recrutent des employés qualifiés de nationalité étrangère.
Le Caire est l’une des premières villes industrielles d’Afrique du nord. Depuis le XIXè siècle, plusieurs entreprises spécialisées dans la sidérurgie, le textile et l’agroalimentaire se sont implantées dans la ville. De nouvelles compagnies se sont focalisées sur de nouveaux secteurs émergents tels que le tourisme, la pétrochimie, l’électronique ou l’aéronautique. Ainsi, ces établissements recherchent des cadres qualifiés sur le marché du travail local et international. Cependant, outre les quotas imposés aux employeurs, le gouvernement égyptien interdit l’intégration des étrangers à certains secteurs stratégiques tels que la douane et les services de sécurité.
Travailler au Caire si vous êtes égyptiens…et travailleurs journaliers…

Au cours des années 1970 et avec l’application de la politique de l’ouverture économique, le statut des ouvriers s’est détérioré. Ce n’est que lors de la révolution du 25 janvier 2011 que les journaliers ont commencé à revendiquer haut et fort leurs droits, créant des syndicats indépendants pour se défendre.
La loi sur les assurances sociales de l’année 1979 stipule en effet que tous les citoyens doivent bénéficier de l’assurance sociale. Les lois internationales du travail stipulent aussi que tous les citoyens ont droit à une assurance sociale même s’ils ne sont pas déclarés. Ce genre d’assurance est appelé l’assurance nationale et permet à chaque citoyen de bénéficier d’un minimum de protection médicale.

«La loi n°12 de l’année 2003 vise à organiser les règlements financiers et administratifs à travers l’installation de 28 bureaux de protection des journaliers à travers toute l’Egypte», explique Sami Naguib, fonctionnaire aux assurances sociales. Ahmad Al-Borai, ministre de la Solidarité sociale, estime pourtant que les droits des ouvriers journaliers ne sont pas respectés. Ils travaillent sans aucun système de protection, et les critères internationaux du travail ne sont pas respectés que ce soit à propos du salaire ou des horaires de travail.
Le gouvernement égyptien semble enfin décidé à accorder une assurance sociale aux travailleurs non déclarés. Cette catégorie renferme les paysans, les vendeurs ambulants, les pêcheurs, les ouvriers journaliers et les portiers-concierges. Ces derniers ne sont pas enregistrés au Ministère du travail et donc ne profitent d’aucun avantage. Aujourd’hui, le ministère a décidé de prendre en charge cette catégorie longtemps marginalisée.
«La première étape sera de recenser leur nombre exact en faisant un travail de terrain pour renouveler la base d’informations sur les travailleurs journaliers avant de mettre en application ce projet d’assurance sociale», précise Kamel Abou-Aita, ministre du Travail.
«L’absence de base juridique concernant cette tranche de la population a conduit à la détérioration de ses conditions de travail et a poussé ses employeurs à l’exploiter sans lui fournir de sécurité», analyse Mohamad Abdel-Qader, fondateur du syndicat indépendant des Ouvriers journaliers, une association qui défend les droits de cette main-d’œuvre irrégulière.

D’après les estimations du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), les travailleurs non déclarés représentent de 60 à 80 % du marché du travail. Les doter d’une assurance sociale est devenu nécessaire, notamment à cause de l’instabilité de leurs revenus particulièrement en période de crise.  «Le fait de fournir une protection à cette catégorie de la population est un premier pas afin d’arriver à une justice sociale», estime le ministre du Travail, qui a lui-même participé à plusieurs manifestations ouvrières.
«La nouvelle Constitution doit inclure le principe de la justice sociale à travers des textes concrets qui garantissent à chaque citoyen — y compris les paysans, les ouvriers et les marginalisés — un droit au logement, au travail, à la santé … c’est ce qu’il faut souligner dans la Constitution», souhaite Hossam Moenes, membre du Parti du courant populaire.
Selon lui, la Constitution est le premier pas vers la justice sociale et doit obliger l’État à répondre à toutes les revendications économiques et sociales des citoyens.
Nota : Salaire moyen pour un égyptien 1200 EGP soit 136 euros brut

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2 commentaires sur « Conditions de travail et protection sociale au CAIRE »

  1. Bravo pour ce focus fait sur les conditions de travail et sociales au Caire. On ne peut que se réjouir de l’apport des bouleversements politiques dans cette région du monde sur les conditions de vie des salariés égyptiens. La route est encore longue mais fait espérer. Un merci tout particulier à l’effort que vous avez fait concernant les deux versions de l’article (anglaise/française)

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