attractivité

Selon les évaluations, environ 500 000 emplois ne seraient pas pourvus chaque année. Parmi les raisons les plus souvent invoquées : le décalage de compétences entre les offres et les demandes d’emplois sous l’effet de l’évolution rapide des métiers ou des difficultés du système éducatif à anticiper les besoins en compétences des entreprises…
Qu’est-ce que l’attractivité ? Doit-on parler de l’attractivité d’un métier, d’un emploi ou d’une entreprise ?


L’attractivité, une notion relative ?

Certains personnes diront peut-être que c’est une notion pour les privilégiés. Le besoin de gagner sa vie prenant le pas sur d’autres : sens, plaisir, bien-être, valorisation, etc.. Ces personnes conviendront aussi que ces derniers réalimentent la motivation et donc la performance au travail. Ce qui contribue au final à garder son emploi, à rester dans une entreprise dans laquelle on se sent bien.

Qu’il s’agisse du métier, d’un emploi ou d’une entreprise, l’attractivité nous semble reposer sur les éléments suivants :
La nature des activités réalisées, leur sens et leur impact aussi.
Les conditions de travail (pénibilité, horaire, temps de travail, environnement, ambiance, culture…)
La rémunération
Les perspectives de carrière et l’employabilité
La notoriété
L’image et la réputation

Comment améliorer l’attractivité d’un métier, d’un emploi, d’une entreprise ?

Pour les métiers et les emplois, c’est toute la chaîne de production et de communication qui est concernée pour agir sur les composantes de l’attractivité citées précédemment.
De l’établissement de formation à l’entreprise, en passant par les territoires géographiques de ces métiers, les branches d’activités, etc. : une coordination pour améliorer les conditions d’exercice, l’information, la notoriété, la réputation…
Pour les nouveaux métiers, les enjeux relèvent d’abord de l’information et de la mise en place de filières de formation (de nouveaux établissements, de nouveaux parcours dans des établissements existants).
Les conditions d’exercices de ces nouveaux métiers arrivent rapidement derrière… avec Internet, les expériences, avis, recommandations se partagent à la vitesse de l’éclair. Ces nouveaux métiers sont la plupart du temps pénuriques (difficulté de recrutement), l’implication des entreprises qui portent ces nouveaux métiers, leur propre image d’employeur sont déterminants pour leur notoriété et leur attractivité.
Pour les métiers plus anciens, les entreprises doivent maintenir la motivation des salariés en travaillant sur les différentes composantes de l’attractivité, et en faire des ambassadeurs pour assurer leur renouvellement.
Il en va de même pour les métiers en perte de vitesse mais toujours nécessaires, avec un handicap de taille en matière de formation à compenser en interne, d’employabilité et de communication.

Les services RH ont de quoi travailler encore pendant plusieurs années sur cette question de l’attractivité….

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3 commentaires sur « Emplois non pourvus : une question d’attractivité du métier, de l’emploi ou de l’entreprise ? »

  1. Les emplois non pourvus en France suscitent fantasmes et envolées peu rigoureuses. Un récent candidat à l’élection présidentielle évoquait ce chiffre de 500 000 lors de sa campagne de 2012. On a d’autre part souvent tendance à confondre emplois vacants (emplois créés à pourvoir) et emplois non pourvus (emplois retirés faute de candidats). Dans votre article, vous semblez lier emplois non pourvus et attractivité. Il semblerait plutôt que contrairement à une idée largement véhiculée, il ne s’agit pas de mauvaise volonté des candidats mais d’une inadéquation entre l’offre et la demande en matière de formation, selon Météojob, un site de recrutement privé. C’est notamment la raison pour laquelle le gouvernement a lancé des plans successifs de formations, sans résultats pour l’instant. Indicateurs d’emplois à suivre et sur lesquels l’exécutif sera jugé en 2017!

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  2. Article synthétique qui a le mérite de rappeler ce problème. Néanmoins, RV a raison de rappelé que les chiffres sont à manipuler avec précaution, d’autant que les notions d’emplois vacants ou non pourvus ne recouvrent pas les mêmes réalités.
    Si nous en revenons à l’étymologie, est attractif « ce qui plaît, attire par son charme » dixit Le Larousse. La difficulté se trouve peut être ici : un emploi doit il nécessairement être attrayant ? J’ai une petite idée sur la question mais elle mérite d’être posée à mon sens…

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