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Labels, certifications, classements et notations sociales font partie des nombreux moyens que les entreprises déploient pour développer leur marque employeur. Le but : accroître la notoriété de l’entreprise auprès des candidats et promouvoir leur politique RH. Mais dans ce florilège d’images positives, difficile pour les candidats potentiels de s’y retrouver.

La certification, fiable mais un engagement faible

Plusieurs certifications, délivrées par des cabinets indépendants, permettent de sanctionner le respect (ou non) de l’employeur des règles de gestion « humaine » de ses ressources humaines. Nous citerons à titre d’exemple les normes SA 8000 (respect des règles de l’OIT), ISO 9001 et ISO 26000 (implication dans une démarche RSE). Mais ces certifications sont fondées sur des piliers peu contraignants pour l’entreprise. Ainsi, un employeur certifié ne sera pas vraiment une garantie pour les futurs salariés de s’engager dans une entreprise où il fait bon travailler.

Des labels qui font la part belle à l’arbitraire

Nous connaissons de nombreux labels que les entreprises affichent allègrement sur leurs offres d’emploi : Top Employeur, et autres Employeur de l’année. Bien qu’ils soient très attractifs pour les jeunes diplômés, et autres chercheurs d’emplois, ces labels ne sont pas toujours une preuve des bonnes conditions de travail réelles des salariés. Ils sanctionnent aussi le respect de plusieurs critères choisis arbitrairement par le cabinet chargé d’auditer et de délivrer ces labels aux employeurs. Vous assurent-ils de travailler dans des conditions agréables, d’être bien payé ou d’évoluer vite dans l’entreprise ? Difficile d’en être sûr. D’ailleurs il peut arriver que seuls certains établissements d’un groupe soient finalement labellisés après audit.

Les classements, un marronnier pour pigeons ?

Un classement, rien de mieux pour étaler sa culture entre amis. C’est sûrement pour cela que nous en sommes tous friands. Hélas, ces classements, eux aussi, indexés sur des référentiels parfois discutables servent de nombreux candidats à trouver l’entreprise de leurs rêves. Problème, quand regardons-nous les paramètres de ces classements ?

Ces classements servent davantage l’intérêt des entreprises qui cherchent à attirer des profils rares, que les jeunes diplômés des universités qui y trouvent rarement un emploi.

Qui est vraiment le meilleur ?

On l’oublie trop souvent, mais un bon employeur est un employeur qui recrute. Mais surtout, qui de mieux pour juger de la qualité d’un employeur que ses salariés ? C’est pour cela que certaines entreprises invitent leurs salariés pour parler de leurs propres expériences aux candidats lors des salons d’emploi. Elles font de leurs salariés des ambassadeurs de leur marque employeur.

Pour plus de fiabilité, les prospects pourront aussi se diriger vers des sites multi-sources, tels que Glassdoor, qui référencent :

  • Salaires par postes
  • Avantages salariaux
  • Retours d’expérience de salariés

Dans la lutte permanente des entreprises pour recruter les meilleurs talents, elles rivalisent d’ingéniosité pour capter les candidats, quitte à les décevoir plus tard.

Candidats, attention à garder votre esprit critique avant de vous engager. Employeurs, attention à ne pas décevoir les jeunes recrutés*.

*34% des jeunes recrutés rompent leur CDI pendant la 1ère année.

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3 commentaires sur « Meilleur employeur, à qui cela sert-il ? »

  1. Pourriez vous insérer comme convenu le dessin de Chéreau juste à coté de Si j’étais DRH cela serait encore plus attrayant : merci
    regardez sur le site de l’IAE ce qui a été fait par DIDIER SOULAS , le web master.

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    1. Nous comprenons parfaitement votre impatience.
      Nous aimerions bien, nous aussi, insérer le dessin de Chereau à côté de notre nom de blog, hélas cette opération est payante sur le site qui nous héberge.

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  2. Un éclairage complémentaire à l’article du 23 janvier. Je renvoie également à un article paru sur le Site Cadremploi.fr le 18 mars dernier sous le titre ‘Great Place to Work 2015’. Les points communs entre les 22 grandes groupes et les 40 entreprises de taille intermédiaire où il fait bon travailler sont un management horizontal, du fun, des valeurs fortes et un recrutement par cooptation.

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