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Google est l’une des entreprises les plus convoitées au monde, elle reçoit en effet plus d’un million de CV par an ! Nombreuses sont les personnes qui caressent le rêve de rejoindre l’enseigne. Cette multinationale est perçue pour bon nombre d’entre nous comme une entreprise ayant un esprit « start-up anticonformiste » où il fait bon travailler. Pour quelles raisons Google est-il au centre des convoitises ? La réponse réside en partie dans son modèle de GRH hors norme!

Nous nous imaginons que pour travailler pour Google, il est attendu un certain niveau de compétences. Ainsi nous pourrions penser que les « googlers » baigneraient dans un monde de génies solitaires, tous en concurrence les uns contre les autres. Néanmoins, la fonction RH en a décidé tout autrement. En effet, elle part du principe que c’est en partageant le pouvoir et en misant sur l’esprit d’équipe, que l’entreprise fera naître l’innovation et pourra se dépasser. Comme l’explique Dorothée BURKEL, la DRH de Google pour l’Europe du Sud et de l’Est, l’Afrique et le Moyen Orient, « il faut accepter de perdre le contrôle pour gagner en puissance ».

La culture de la proximité

Les cadres et les hauts cadres de Google sont assez proches de leur équipe. En effet, les interventions des fondateurs sont parfois transmises en direct depuis la Californie, par le biais de visioconférences. Ainsi, certains objectifs ou décisions peuvent être discutés ou remis en cause à distance ! Google va encore plus loin, puisque tous les vendredis dès 17h00, c’est le « Thanks Google it’s Friday ». La parole se libère et tous les salariés se retrouvent autour d’une boisson et de petits fours et ont la possibilité de questionner leur responsable de façon informelle, où chacun se sentira plus à l’aise pour aborder certains sujets.

Le droit à l’erreur

Dans un esprit d’équipe, Google joue la carte de la tolérance où le droit à l’erreur est un principe fondamental. Dans le cas où un produit serait un échec, il est retiré d’office. Comme l’explique Dorothée BURKEL, « ce n’est pas la fin du monde, le collaborateur a le droit de se tromper, néanmoins, il a le devoir d’apprendre de ses erreurs ».

Le projet 20%

Chaque salarié de Google a droit d’user librement d’environ 20% de son temps de travail pour développer une idée personnelle qui lui tient tout particulièrement à cœur. Selon Dorothée  BURKEL « l’individu est parfois meilleur dans ce qu’il fait à côté de son job, alors on favorise sa créativité pour capitaliser dessus ». Dans le cas où l’idée serait ambitieuse, Google n’hésite pas à y mettre les moyens, du personnel et de l’argent à contribution. C’est dans ce cadre que Gmail et Googlenews ont vu le jour !

Un recrutement à 360°

Le mode de recrutement chez Google se fait sur la base du partage et de la diversification. Ainsi, le manager et le recruteur ne choisissent pas seuls le candidat. En effet, au moins un collaborateur issu d’un autre service se joint au processus de recrutement. En moyenne, 5 à 6 personnes sont chargées de croiser leurs regards sur un CV. Leurs avis ne sont pas simplement consultatifs mais ont autant de poids que celui du recruteur.

L’évaluation par les pairs

Une fois par an, chaque collaborateur passe par le « peer reviews » et est évalué en plus de son N+1, par ses pairs. Google justifie cette méthode en affirmant que ce sont les collègues de terrain qui sont les mieux informés par la réalité du travail, l’objectif étant alors de gommer au maximum les biais d’appréciation et d’être le plus juste possible. Pour se faire, Google pondère les appréciations et donne plus de poids aux évaluateurs qui sont le plus proches de la réalité terrain de l’évalué. L’intéressé, quant à lui choisit les pairs qui l’évalueront, cela varie entre 5 et 7 collaborateurs. Les noms des collègues sont ensuite validés par le manager pour éviter tout copinage.

Les récompenses par les pairs

Le pouvoir des pairs ne s’arrête pas qu’à la simple évaluation. En effet, ils ont la possibilité de récompenser en particulier un collègue en lui attribuant une somme d’agent symbolique ($100). Cela a principalement lieu lors de projets transversaux. Ainsi, via une application, tout collaborateur peut demander à ce qu’un collègue soit récompensé, une félicitation écrite sera alors diffusée à l’intéressé en plus de la somme d’argent symbolique. Ce processus a une triple utilité. Tout d’abord, cela permet aux managers de se rendre compte du potentiel de certains. Ce geste spontané va également faire prendre conscience au salarié qu’il est écouté et reconnu. Enfin, cette politique vise à favoriser les échanges entre des salariés de différents services.

Ainsi, à travers ces différentes démonstrations, il apparaît clairement que le modèle de Google s’articule fortement autour d’un management participatif où la politique RH a une place primordiale et stratégique. En effet, l’individu n’est pas considéré comme un simple subordonné mais comme un véritable collaborateur, acteur du développement de Google!

Alors, cela ne vous donne-t-il pas envie de les rejoindre ?

Sources : lentreprise.lexpress.fr et slate.fr

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3 commentaires sur « Google: un modèle de GRH qui amène à réfléchir »

  1. Le rêve américain, en quelque sorte. Il ne faut pas oublier que derrière cette façade RH atypique, il y a une situation de quasi monopole, condamnée par l’UE, une optimisation fiscale, via des paradis fiscaux et une concentration d’informations sur notre vie privée détenue par ce géant américain. Surfez, vous êtes pistés! Alors, non cela ne me donne pas envie de les rejoindre.

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    1. Salut RV ! Ça faisait quelque temps que je n’avais pas pu lire ce blog et tes commentaires… Mais je vois que tu es toujours aussi en forme ! Bravo !
      Même si les éléments que tu apportes sont tout à fait valide, je suis un peu moins critique que toi sur la RH de Google (ne serait-ce que parce qu’ils revisitent, de manière surprenante, certains classiques du paternalisme – genre cantine gratuite pour les salariés).
      Je souligne néanmoins que j’aimerai bien voir comment la RH de google va évoluer lorsque les googeleurs commenceront à avoir des enfants, trouveront moins drôle de passer les week-end au bureau, etc…. A suivre donc !

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      1. Ca fait plaisir d’avoir des nouvelles outre atlantique en cette période de trêve des confiseurs. Comme tu le soulignes, l’évolution de cette politique RH sera intéressante à suivre et paraîtra peut être moins idyllique. En dehors de la politique RH, c’est l’environnement, dont j’ai évoqué quelques thèmes, qui ne me semble pas correspondre aux valeurs présentes dans les entreprises du vieux continent. Vu de France, la situation hégémonique de Google et présentée comme un modèle me semble difficile à comprendre! Bon réveillon de la St Sylvestre dans le grand froid canadien.

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