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On parle de tutorat quand « un apprenant est mis en doublure, de façon plus ou moins permanente, avec un professionnel compétent, qui se centre sur le transfert de ses propres compétences ».

Bien souvent, le tutorat en entreprise s’exerce de manière implicite ou intuitive sans être clairement identifié comme une pratique professionnelle, laquelle requiert pourtant de véritables compétences techniques et qualités relationnelles.

On l’oubli ou on l’ignore, mais le tutorat est un outil de sécurisation des recrutements pour l’entreprise. Une pratique tutorale de qualité contribue à réduire les risques d’abandons de stages ou de ruptures de contrats. Elle est aussi facteur de motivation et d’efficacité quand elle s’inscrit dans une démarche gagnant – gagnant pour les personnes concernées.

Lorsqu’un nouveau salarié arrive dans l’entreprise, il a besoin de connaître son fonctionnement, au-delà de la mission pour laquelle il a été recruté. La présence à ses côtés d’un salarié-tuteur va lui permettre d’assimiler plus facilement la culture de l’entreprise et d’être opérationnel plus rapidement.

Circonstances nécessitant l’exercice d’un tutorat :

  • Contrats d’apprentissage ou de professionnalisation
  • Accompagnement de salariés ou de stagiaires à la découverte d’un métier
  • Accompagnement d’un salarié promu à de nouvelles fonctions, responsabilités
  • Accueil, intégration de nouveaux arrivants, de CDD, d’intérimaires, de stagiaires
  • Accompagnement à la résolution de pannes, d’erreur
  • Mise en œuvre de nouvelles pratiques de travail, de nouvelles : technologies, procédures, mesures qualité, sécurité, protection

5 Types de tutorat

La fonction de tuteur n’est pas forcément assurée par une seule et même personne pendant la période où le tutoré reste en entreprise.

On peut distinguer en fait 5 niveaux de responsabilité qui peuvent désigner des pratiques tutorales différentes :

  • « Classique » : un salarié expérimenté transmet et accompagne un salarié novice pour lui permettre d’acquérir les compétences dont il a besoin.
  • « Croisé » : enrichissement réciproque d’un binôme senior/junior ou chacun est alternativement tuteur et tutoré.
  • « Inversé » : le tuteur est junior; l’apprenant est senior. (ex: sur les outils informatiques)
  • « D’expertise » : cooptation par l’expert senior d’un disciple à qui il transmet ses compétences rares.
  • « Hiérarchique » : un manager formant son équipe à l’occasion d’une panne ou d’un dysfonctionnement.

Les avantages du tutorat en entreprise :

Outre la transmission des compétences et le partage des bonnes pratiques et des savoir-faire, en évitant la perte des compétences de ceux qui partent à la retraite, le tutorat permet l’accélération de l’intégration et la réduction des coûts dus aux erreurs ou aux accidents de travail ainsi que l’adaptation à de nouveaux métiers, à de nouveaux postes tout en assurant la continuité du service.

Mais on retrouve aussi des avantages au niveau humain tels que la revalorisation des salariés les plus anciens, une coopération intergénérationnelle, la transmission et le partage de la culture et des valeurs de l’entreprise et encore, l’augmentation de la motivation par la responsabilisation des salariés.

Pour l’entreprise, cela permet de capitaliser les bonnes pratiques des salariés dès le départ, de faciliter l’accès aux connaissances utiles à une fonction et aux règles du métier, de revaloriser des pratiques et des savoir-faire issus de l’expérience et de maintenir et développer des compétences. Et surtout en termes financiers, cela induit une diminution du turn-over et de l’absentéisme, l’identification des compétences stratégiques à valoriser et à transmettre et le développement de la polyvalence.

Comment piloter le dispositif tutoral ?

Il ne s’agit pas juste de nommer un tuteur. Le premier travail en amont est d’intégrer le tutorat à la politique RH et de communiquer sur les enjeux, objectifs et obligations. Ensuite, cela nécessite d’identifier les besoins, les acteurs et les ressources : expertise, expérience, disponibilité, volonté, logistique, etc., de formaliser les missions tutorales et enfin de choisir les tuteurs (qui doivent également avoir une bonne connaissance de l’entreprise et y être bien intégrés)

En second, commence alors la formation des tuteurs ; les outiller (lettre de mission, livret d’accueil, grilles …), ainsi que la mise en place d’un cadre dédié. Cela peut prendre diverses formes (créer et animer une communauté tutorale, créer des temps d’échanges indivuels ou collectifs, mettre en place un suivi organisé de la progression du tutoré, proposer des référents RH, etc ..)

Enfin, la dernière phase est celle de l’évaluation du dispositif et de ses effets grâce à l’analyse des retours des tuteurs et tutorés. A l’entreprise ensuite de vérifier l’adéquation des moyens et ressources mobilisés, de capitaliser et formaliser les bonnes pratiques mais encore de communiquer sur ses réussites, sans oublier de valoriser les tuteurs.

Sources: cafoc, ccip.fr, Le Huffington Post

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Un commentaire sur « Le Tutorat en entreprise »

  1. Le tutorat est un levier essentiel de fidélisation du salarié-tuteur, car il valorise ainsi son expertise professionnelle, mais également d’intégration du nouveau salarié à qui un parcours encadré au sein de l’organisation est proposé. C’est un outil RH gagnant-gagnant!

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