Prise de référence

Source : Oeildurecruteur

A la suite d’une candidature à un emploi, vous avez été retenu pour passer un entretien d’embauche. Au cours de cet entretien tout se passe à merveille, vous sentez que vous avez toutes les chances d’être retenu. Avant de vous laisser repartir, le recruteur vous demande de lui communiquer les coordonnées de vos anciens employeurs, afin de prendre contact avec eux. Ne soyez pas choqué, cette démarche est tout à fait légale. Il s’agit d’une prise de référence.

Un complément à l’entretien

Selon une étude du cabinet Oasys Consultants de février 2014, 80% des entreprises pratiquent systématiquement la prise de référence au cours de leur processus de recrutement. Parfois redoutée par les candidats, elle a deux objectifs pour le recruteur : Vérifier les informations communiquées par le candidat et affiner le profil de la personne. Cette prise de référence doit permettre de conforter l’impression laissée lors de l’entretien et d’approfondir certains points, comme les réactions qu’aurait pu avoir le candidat dans certaines situations dans son ancien emploi. La prise de référence aurait les mêmes objectifs qu’un questionnaire de personnalité : vérifier la compatibilité d’un candidat avec le poste, l’entreprise et l’environnement de travail.

Choisir ses contacts

Le candidat doit être en mesure de donner des noms et des coordonnées si son interlocuteur le lui demande. En général, le recruteur demande à ce qu’on lui communique les coordonnées de ses anciens responsables N+1, managers qui sont censés mieux connaître la personne. Lorsqu’un candidat quitte son employeur en mauvais terme, il peut être difficile de transmettre le contact. Pour une question de confiance et de transparence, il vaut mieux donner les coordonnées, surtout si le recruteur insiste pour contacter le N+1 malgré tout. Le recruteur doit aller vérifier s’il n’y a pas anguille sous roche.

Par un soucis de courtoisie, il est nécessaire de prévenir les personnes qui seraient susceptibles d’être contactées par le recruteur, pour savoir si elles accepteraient d’être sollicitées. De plus ce n’est pas au candidat de prendre l’initiative de transmettre les coordonnées sans que le recruteur ne lui ait demandé. Cette démarche peut être prise pour une hésitation.

Un cadre légal à respecter

Même si la prise de référence est un acte tout à fait légal dans un processus de recrutement, celle-ci ne peut pas s’éparpiller sur n’importe quel domaine. En effet, il est important que les échanges restent purement sur le cadre professionnel du candidat et sa capacité à tenir le poste de travail. De même, si vous n’avez pas l’accord de l’intéressé pour contacter ses anciens employeurs, vous ne pouvez pas les appeler.

La limite entre vie personnelle et vie privée est souvent restreinte, ce qui ne facilite pas la détermination du cadre à respecter. La prise de référence doit être prise avec des pincettes car le contact ne va pas forcément tout dévoiler sur des problèmes passés. C’est au recruteur de bien poser l’objet de l’appel pour amener la personne à s’ouvrir pour donner les informations recherchées.

Sources : cadremploi.fr ; lexpress.fr

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2 commentaires sur « La prise de référence »

  1. Pour vous faire part de mon expérience, dans le cadre d’un processus de recrutement, mon interlocuteur de l’époque a passé autant de temps à échanger avec moi qu’avec les différents contacts que je lui avais fournis (collègues, N+1, Direction générale). La prise de référence s’est inscrite uniquement dans le domaine professionnel.

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