Se professionnaliser en stage : une opportunité pour les étudiants !

stage

En comparaison aux contrats d’alternance, un stagiaire n’est pas un salarié, il n’est pas déclaré à l’URSSAF et n’est pas comptabilisé dans l’effectif de l’entreprise accueillante. Mais le chiffre entendu par le gouvernement en 2012 était de l’ordre de 1.2 millions de stagiaires chaque année en France, avec une progression enregistrée puisque ce chiffre était de 600 000 en 2006.

Développement d’une professionnalisation attendue ou intérêt économique pour les entreprises ? Et pourquoi pas les deux ?

Un stage est une mise en situation temporaire professionnelle, permettant à l’apprenant d’acquérir des compétences en lien avec sa formation. La loi n° 2011-893 du 28 juillet 2011 pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels, dite loi Cherpion, précise les modalités d’encadrement des stages.

Des règles à respecter ?

En l’absence de contrat de travail, un stage d’étudiant ne doit pas être proposé pour remplacer un salarié en cas d’absence, de suspension de son contrat de travail ou de licenciement, pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent (le stagiaire n’a pas d’obligation de production comme un salarié), pour faire face à un accroissement temporaire d’activité, ou encore pour occuper un emploi saisonnier.

Aucune déclaration préalable à l’embauche n’est effectuée pour le stagiaire mais il doit être enregistré sur le registre du personnel et la durée de présence en entreprise ne peut être supérieur à 6 mois ou 924 heures si la présence est fractionnée. Ce décompte est jugé à l’année.

Le stage doit se dérouler obligatoirement dans le cadre de la signature d’une convention signée par l’ensemble des parties (centre de formation, entreprise, stagiaire, responsable du stagiaire). L’inspection du travail peut demander à consulter ces documents.

Les entreprises de moins de 20 salariés peuvent accueillir jusqu’à 3 stagiaires simultanément et les entreprises de plus de 20 salariés peuvent accueillir jusqu’à 15% de leur effectif. Entre deux périodes de stage, un délai de carence de 1/3 de la durée du stage précédent doit être observé.

Un coût pour l’entreprise ?

Un employeur qui accueille un stagiaire plus de 2 mois, au cours de la même année scolaire ou universitaire, doit obligatoirement lui verser une gratification minimale. La gratification versée aux stagiaires, dite indemnité de stage, est au minimum également à 3,60 euros de l’heure. Depuis le 1er septembre 2015, la gratification est au moins égale à 15% du plafond horaire de la sécurité sociale, mais elle varie chaque mois en fonction du nombre de jours ouvrables de présence en entreprise.

Le stagiaire bénéficie également des droits et avantages dont les salariés disposent dans l’entreprise (chèques déjeuner, indemnité de transport, CE,…).

Pour les stages supérieurs à 2 mois, la convention de stage doit prévoir la possibilité de congés et d’autorisations d’absence pour le stagiaire.

Des abus ?

En cas de non-respect des règles d’encadrement des stages (quota maximal de stagiaires, durée maximale de travail, interdiction de confier au stagiaire des tâches dangereuses, désignation obligatoire d’un tuteur…), l’employeur encourt une amende administrative pouvant aller : jusqu’à 2 000 € par stagiaire concerné, jusqu’à 4 000 € en cas de nouvelle infraction dans l’année qui suit la notification de la première amende. Circulaire Acoss n°2015-42 du 2 juillet 2015

Le stage doit être une expérience pédagogique et encadrée, où le stagiaire ne se substitue pas à un salarié de l’entreprise. Ces dernières années, les gouvernements successifs ont mis en oeuvre une batterie de dispositifs pour encadrer les stages et limiter les abus. Un rapport de 2012 montre que des efforts restent à faire. Le stage est un outil d’amélioration des savoirs, savoirs être et savoir faire pour tous les apprenants. Il a le moyen d’abonder en faveur d’une égalité des chances pour les stagiaires et peut être un véritable tremplin dans l’accès à l’emploi. Les entreprises peuvent tirer profit des travaux réalisés mais également considérer le stage comme un outil de pré recrutement. Il ne faut pas non plus perdre de vue que le stage rapproche les entreprises, des centres de formation.

Et si le stage devenait un passage obligatoire pour toutes formations ?

3 réflexions sur “Se professionnaliser en stage : une opportunité pour les étudiants !

  1. Bienvenue à la nouvelle équipe du blog. Je vous souhaite plein d’inspiration tout au long de l’année et compte sur vous pour continuer à nous faire voyager dans ce passionnant monde RH. J’ai hâte de vous lire!!
    Une ancienne blogueuse

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour Cécile. J’espère aussi que nous aurons l’inspiration suffisante toute au long de l’année pour faire des articles aussi intéressants que les vôtres ! Agréable journée à toi,
      L’équipe du blog RH

      J'aime

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