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Alors que le basculement de l’économie française dans l’ère numérique produit chaque jour des effets plus sensibles, enrichissant de manière radicale l’expérience client et révolutionnant les organisations, les comparaisons internationales  font notamment apparaître un paradoxe : en France, alors que les usages numériques sont largement répandus chez les consommateurs, ils tardent à s’imposer dans les entreprises.

Selon une enquête menée par McKinsey auprès de 500 entreprises, quatre raisons principales expliquent cette situation : des difficultés organisationnelles, un déficit de talents numériques, des marges financières plus serrées que dans d’autres pays, ainsi qu’un manque d’implication visible des dirigeants.

Pourtant, le potentiel de valeur en jeu est considérable, à la fois pour les entreprises et pour l’économie française dans son ensemble puisque, au-delà de sa valeur ajoutée que nous estimons aujourd’hui à 110 Md€, le numérique génère un surplus de valeur pour le consommateur atteignant l’équivalent de 13 Md€ annuels. D’ici 2020, la France pourrait accroître la part du numérique dans son PIB de 100 Md€ par an, à la condition que les entreprises accélèrent nettement leur transformation numérique. Plus largement, l’impact potentiel des technologies numériques disruptives (cloud computing, impression 3D, internet des objets, Big Data…) s’élève à près de 1 000 milliards d’euros en France d’ici à 2025, en prenant en compte la création de valeur ajoutée et le surplus de valeur dont bénéficient les consommateurs.

Saisir ce potentiel nécessite un environnement socio-économique propice à la mutation numérique. Tous les acteurs (gouvernement , grandes entreprises, acteurs de l’éducation, employeurs et salariés) peuvent contribuer à cette évolution cruciale en appui sur deux piliers : d’une part, une amélioration générale de l’environnement des affaires et d’autre part, la mise en place d’initiatives décisives en faveur du numérique.

L’économie numérique, véritable vecteur d’emplois ?

L’actualité montre que l’économie numérique intéresse au plus au point les élites politiques et en particulier le chef du gouvernement comme étant un secteur d’activité porteur d’emplois. Mais, il faut bien avouer que la réalité est bien différente.

Un secteur « à la mode »

A travers l’exemple du label « French Tech » décerné à neuf villes françaises pour permettre un regroupement des startups dans le domaine du numérique et surtout leur offrir une visibilité internationale, on peut observer le vif intérêt que porte l’Etat français au développement de l’économie numérique notamment dans un domaine critique, celui de l’emploi. En effet, ce secteur d’économie serait particulièrement porteur avec des centaines de milliers d’emplois à la clé dans les années à venir.

Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique de l’époque a reçu un rapport de 180 recommandations de la part de Philippe Lemoine, président du Forum d’Actions Modernités sur la transformation numérique de l’économie. Education, commerce, industrie et bien évidemment emplois, le numérique se niche partout et serait l’une des sources de solutions pour combattre la dégradation de l’économie française.

Il est bien de noter que les grandes écoles françaises de commerce ont bien compris que l’avenir résidait dans le numérique, du coup elles sont de plus en plus nombreuses à multiplier les partenariats et develloper des formations adaptees ,avec les acteurs du numérique.

Cependant malgré cette euphorie naissante, force est de constater que la relation emploi-numérique est bien plus complexe qu’il n’y parait et que le numérique détruirait plus d’emplois qu’il n’en créerait. En effet, il créé de la croissance et de la richesse mais finalement très peu d’emplois (les meilleurs exemples étant les applications mobiles pesant quelques millions d’euros pour certaines, mais n’employant uniquement que quelques dizaines de personnes).

Plus de machines, serait la destruction des emplois les moins qualifiés et/ou au contraire une sur-récompense des personnes les mieux armées technologiquement. Certains secteurs commencent d’ailleurs à être confrontés à cette évolution du modèle économique, notamment la presse et l’édition.

La numérisation de l’économie serait donc un enjeu majeur pour la France, encore faudrait-il que les petites réussites engendrées soient plus efficientes que la course à la numérisation. Il ne faudrait pas se retrouver dans une société « sur-numérisée », mais au taux de chômage explosant à mesure que le numérique se développe au sein des société.

L’accompagnement par les RH semble indispensable pour préparer cette mutation technologique et anticiper les besoins spécifiques en terme de compétences dont les entreprises auront besoin.

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Un commentaire sur « « Le numérique »: Booster de croissance pour la France ! »

  1. En France, la place du numérique parait porter encore plus d’interrogations que de solutions, en comparaison des autres économies occidentales. Le fonctionnement de notre économie peut être perçu comme un frein face aux innovations ou comme un amortisseur social face aux incertitudes.

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